Vendredi 27 janvier 2012
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09:40
Que dire de Roy Harper qui n’ait pas déjà été écrit cent fois ? Peut-être qu’il a inventé un style unique qu’il est le seul à pratiquer ? Que son influence sur toute une génération de
musiciens anglais est incommensurable (pas vrai Led Zep ?). Et que « When an old cricketer leaves the crease » est peut-être l’une des dix plus belles chansons écrite par un
Anglais ? Sinon le vieux grigou court toujours. Alors à l’occasion, allez le voir. C’est un peu la grand-messe.
Par François Thomazeau
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Dimanche 22 janvier 2012
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22:24
Comme tous les collectionneurs maladifs de disques introuvés, j’ai découvert Duncan Browne dans un bac de bouquinistes, un vieux 45 tours Immediate (forcément bon..) avec « Alfred
Bell » d’un côté et « On the bombsite » de l’autre. C’était bien avant Internet, bien avant les CD même, bien avant le retour en grâce de Nick Drake et de la folk anglaise
dépressive et il m’avait fallu des années de recherche et de hasard pour tomber sur des albums du bonhomme enregistrés dans les années 70, époque où il tentait l’invraisemblable pari de faire du
glam rock acoustique. Après, j’ai fini par tomber comme tout le monde sur la réédition de « Give me, take you », le premier album culte de ce génie de la gratte sèche, au sens mélodique
acéré et à l’inspiration typiquement insulaire, typiquement après Guerre (On the bombsite, notamment, rappelle que son papar était dans la RAF). « Journey » reste le seul
« tube » approximatif de ce garçon troublant, à mi-chemin de Bill Fay, de Nick Drake et du David Bowie des débuts, annonçant un peu ce que ferait plus tard Roddy Frame avec ou sans
Aztec Camera. Duncan Browne nous a quittés en 1993. Pour en savoir plus, il y a tout sur Wikipédia.
Par François Thomazeau
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Vendredi 20 janvier 2012
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10:39
Et si nous attaquions une petite série sur les originaux britanniques (si ce n’est pas une tautologie). Cela va nous écarter un tantinet du Modernisme (quoique), mais nous entraîner vers des
refrains tout aussi entraînants, des mélodies tout juste imparables, et des paroles faussement enfantines, toujours pertinentes, souvent cinglantes.
Et nous commençons par Martin Newell, genre de bon à tout faire inclassable, entre pop anglaise de toujours, animateur de folk club et déclamateur de poésie déglinguée qui connut un relatif
insuccès avec son groupe les Cleaners from Venus avant de ne pas décoller sous son propre nom. On lui doit aussi quelques collages sonores et participations vocales sur des albums de Captain
Sensible, autre outrecuidant d’outre-Manche. Installé depuis des années à Colchester, Newell est plus connu des Britanniques comme poète. Après avoir tenu une chronique poétique dans
l’Independent on Sunday (je dis ça de mémoire, peut-être c’était le Guardian), il officie aujourd’hui dans le Sunday Express.
Par François Thomazeau
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Samedi 14 janvier 2012
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Inutile de dire que j’aime beaucoup Andy Lewis. Ses deux albums solo et demi sont absolument impeccables et le garçon est l’incontestable bassiste de Paul Weller depuis quelques années, assurant
une présence placide à la Entwistle derrière le Modfather. Le monsieur est par ailleurs l’un des DJ les plus demandés de la planète moderniste. Et il ne cesse de nous présenter des petits bijoux
comme cette « Last song of the year » que j’aurais dû vous présenter pendant les fêtes pour être raccord… Elle reste d’actualité – ou totalement hors d’âge – en ce début 2012. Plus
totalement British, tu roules à gauche (et tu meurs, donc, forcément). Ça me rappelle un peu (beaucoup) ce que fait un autre excentrique British, Martin Newell. Tiens, on en reparlera.
Par François Thomazeau
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Vendredi 6 janvier 2012
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20:45
Power trio de jeunes gens énervés sapés comme des lifiters d’hôtel, the Jolt, originaires de Glasgow étaient un peu les Jam écossais et des précurseurs du revival Mod qui allait éclater quelques
mois après leur dissolution en 1979. La connexion avec la bande à Weller n’est pas fortuite puisque Robbie Collins, Jim Doak et Iain Shedden figuraient sur le même label (Polydor) et virent leur
unique album produit par Vic Coppersmith-Heaven,le producteur des Jam. Ils reprirent d’ailleurs See Saw, la face B d’Eton Rifles. Cette similitude explique peut-être leur insuccès. Plutôt
immérité car ils se situent dans la droite lignée d’Eddie & the Hot Rods ou des Buzzcocks et rappellent étrangement, avec leur pop énergique et mélodique, un autre groupe éphémère
qu’adorait Paul Weller, The Boys. Tout cela était tout de même d’un autre niveau que 99% des groupes du revival Mod de 1979, mais pas de noms, s’il vous plaît…
Par François Thomazeau
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Mardi 3 janvier 2012
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22:07
Plusieurs lecteurs de « Mods, la révolte par l’élégance », et parmi les plus récents un chroniqueur de Magic !, par ailleurs pertinent, remettent en cause le lien que j’y établis
entre les Zazous et les Mods. J’avoue que cette remise en cause me laisse perplexe, tant la parenté entre les deux mouvements est évidente. Les Zazous portaient ces vestons piqués à Cab Calloway
et Louis Jordan qu’on appelle les « zoot suits ». Il y eut même un puissant mouvement dans les années 40 aux Etats-Unis et au Canada intitulé les Zootsuiters. Ces jeunes gens bien sapés
et en colère déclenchèrent des émeutes contre des soldats de l’US Army qui préfiguraient les bastons entre Mods et Rockers. Ces Zootsuiters se recrutaient largement dans la communauté jamaïcaine
dont on sait le rôle qu’elle joua dans l’éclosion du mouvement Mod. En France, ces émeutes firent les choux gras de la presse, qui les baptisa « émeutes zazous », preuve que dans
l’esprit de l’époque, zotsuiters et zazous ne formaient qu’un seul et même mouvement. Ignorer le lien entre les Mods et lez Zazous, c’est ignorer qu’ils écoutaient la même musique ! Du
Modern Jazz par opposition au Trad Jazz ! C’est ignorer aussi le lien direct entre l’esprit de Saint-Germain-des-Prés et le mouvement Mod, très francophile ! Il suffit, à cet égard, de
revoir les Tricheurs. Enfin, quels costumes portaient les Mods originels, en le revendiquant haut et fort d’ailleurs ? Des ZOOT SUITS ! La preuve ci-dessous avec la Face B du single des
High Numbers, qui allaient devenir plus connus sous un autre nom…
CQFD
FT
Par François Thomazeau
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Vendredi 30 décembre 2011
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20:33
Je sais bien que 2012 rime avec rythm & blues, mais pour les voeux annuels du mod.fr, je préfère malheureusement me replonger au 31 décembre 1968, où la télé française invitait... les Who!
Alors une bonne année, en espérant que 2012, comme 1969, soit une année plus érotique qu'héroïque.
Par François Thomazeau
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Dimanche 25 décembre 2011
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22:13
Votre serviteur sort prochainement deux albums. Un avec son duo pop Lazy Days, l'autre sous le pseudonyme de Sauveur Merlan (pourquoi Sauveur Merlan? me direz-vous. Pourquoi pas?) Voici un
extrait de ce deuxième album, moyennement moderniste, mais pour ce qui est de ce morceau précis, sans doute assez influencé par les Kinks et Gainsbourg (ben oui...)
Par François Thomazeau
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Mardi 13 décembre 2011
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11:41
Chacun sait que les mordus de la Northern Soul sont prêts à casser leur tirelire pour acquérir les trésors cachés de leur musique préférée. Et bien, sachez, les kids, que le 45 tours le plus
recherché et donc le plus cher du genre est ce Do I love you (Indeed I do) de Frank Wilson, qui grimpe à 17.000 euros (!) selon le site www.soulfulkindamusic.net
Bon, après sur Youtube, c’est gratos…
Par François Thomazeau
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