Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 19:27


Si depuis la dissolution d’Oasis, on ne s’inquiétait pas trop pour Noel Gallagher, qui sera tout à fait crédible en solo, on pouvait s’interroger un peu plus sur le futur de Liam, plus inconséquent et sans doute plus piètre compositeur. Mais junior a déjà parfaitement réussi sa reconversion avec sa marque de fringues intitulée « Pretty Green » dans un hommage totalement dévoilé aux Jam et à notre Modfather à tous.

Voici d’ailleurs Paulo dans un magnifique trenchcoat made in Gallagher. Pretty white, indeed…

 

paul-weller-pretty-green-parka.jpg

 

Puisque nous en sommes aux polos, Liam a indéniablement puisé aux meilleures sources d’inspiration, puisque dans la coupe comme dans les coloris, nous restons totalement dans la lignée Fred Perry, Ben Sherman… Mais bon, Oasis a toujours eu le don de faire du neuf avec du vieux et c’est un peu ça le Modernisme ces jours-ci, plus de traditionalisme que d’irrévérence. Bah…  Comme il le dit lui même, Liam fait dans le "Foocking classic, man..." OK


Par François Thomazeau
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 10:31

Beatles Cavern 61

Dans A hard day's night, le films de Richard Lester (1964), Ringo Starr essaie de botter en touche à la question rituelle de l'époque: "Etes vous un Mod ou un rocker?". Il répond avec facétie : "I'm a mocker!" Richard Starkey se moque en effet du Mod... Ces documents saisissants des Beatles circa 61 (comme on écrit dans Libé) démontrent sans contestation que les euh... quatre de Liverpool (ils étaient encore cinq avec Stu Sutcliffe)... étaient bel et bien d'infâmes blousons noirs, sans doute peu recommmandables. Il est vrai qu'à l'époque de ces documents confondants (voir ALBUM PHOTOS), Ringo n'était pas encore le batteur de la bande (c'est Pete Best). Au nom de son indéfectible amitié avec Keith Moon, il lui sera beaucoup pardonné.

Beatles Cavern 61 (2)
Par François Thomazeau - Communauté : webzine musical
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 20:44
burning_book.jpg
Un petit rapel: vous trouverez dans la colonne de gauche, sous la rubrique PAGES, quelques extraits choisis de la magnifique histoire du Modernisme: "Mods, la révolte par l'élégance", bientôt dans toutes les librairies de goût. Si vous lisez ce post en 2012, alors tentez les soldeurs, en 2014 les bouquinistes, si l'impression papier n'a pas encore été proscrite. Pour brûler cet opuscule, je vous rappelle que la température requise - assez peu de saison - est de Fahrenheit 451. Pour brûler votre e-book, il faudra pousser le four sur overdrive et préchauffer à donf.
En tout cas, voilà une jolie musiquette pour vos autodafés, le très brûlant FLAMES ! d'Elmer Gantry Velvet Opera.  Bonjour chez vous.
Par François Thomazeau
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 11:11
jamesbrownchristmas.jpg

Avec Mr James Brown en Papa Noël. Et pour danser, n'oubliez pas vos petits souliers!
Par François Thomazeau
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 15:44

Un autre album dont on a peu parlé en 2009, mais qui vaut vraiment un petit coup d'oreille: "The Kundalini target" de Steve Cradock. Sous-écouté en raison du peu de sucès critique d'Ocean Colour Scene? Sous-estimé comme un sous-produit de Paul Weller (dont on entend d'ailleurs la douce voix dans les choeurs)? En tout cas le guitariste du sus-nommé Modfather a pondu là une jolie collection de pop songs à l'anglaise comme on les aime, alliée à une production simple et de bon goût. Pourquoi se priver?
Par François Thomazeau
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 23:20
En ces temps d'interrogations angoissées sur l'identité natonale, cette importante contribution de Jacques Dutronc.

Restons francais, soyons gaulois - 1969
Par François Thomazeau
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Mardi 15 décembre 2009 2 15 /12 /Déc /2009 15:13

 

06-00 Dave Davies Hits

 

Puisque la mode est aux "biopics", ces biographies filmées qui, de Ray Charles à Malcolm X en passant par Jim Morrison, oscillent entre hagiographie et romance, voilà que les Kinks vont faire l’objet à leur tour d’un tel traitement : un long métrage confié à Julian Temple.

Les frères Davies auraient pu plus mal tomber. Roi des clips des années 80, Temple a derrière lui de jolis états de service auprès des Sex Pistols avec La Grande escroquerie du rock’n roll, Absolute Beginners, le film tiré du livre fondateur du Modernisme, et son récent hommage à Joe Strummer.

Avec les Kinks, il est vrai, Temple pourra revenir à la source de ce rock anglais qu’il magnifie sur la pellicule depuis 30 ans. Sans You really got me, pas d’Anarchy in the UK ou de Should I stay or should I go… En outre, pour une fois, le réalisateur aura une vraie histoire à raconter, celle de la rivalité très peu fraternelle de Ray et Dave. L’aîné et le cadet. Le plus précieux artisan en chansons produit par le Royaume Uni au XXe siècle et le guitariste fantasque et perturbé. L’enfant sage et le mauvais garçon. Le leader et le suiveur.

Dans leurs autobiographies respectives sorties voilà une diz

 

aine d’années, Ray et Dave ne s’épargnent guère.

Dans X-Ray, le chanteur des Kinks raconte comment, à la naissance de Dave, il s’est senti dépossédé de l’amour exclusif de ses sœurs aînées. De là cette invraisemblable manie de rendre la vie impossible à son petit frère.

Dans Kink, sa propre confession, Dave écrit même: « Je suis toujours complètement frustré et abasourdi par l’attitude détachée et insultante de Ray à mon égard. Tous les coups bas, les enfantillages. Alors qu’au fond, je sais bien qu’il m’aime et que c’est un homme plein de compassion. Mais je crains que Ray n’ait jamais vraiment compris la notion de collaboration. »

Du coup, Dave a toujours vécu dans l’ombre de son grand frère, alors même qu’il produisait, certes plus sporadiquement mais régulièrement, de petits chefs d’oeuvre de son cru.

Dave fut un peu le Harrison des Kinks, guitariste mésestimé et compositeur occulté. Il en résultera une vie dissolue, d’excès en tous genres qui n’arrangeront rien, mais rendront sans doute plus passionnante encore l’intrigue du film de Temple.  Cela dit, le père de Juno Temple écrit le script avec Ray. L'objectivité sera-t-elle de mise?

Par François Thomazeau
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 14:48


Ce n’est certainement pas l’album de l’année, et dans le même style néo-soul – genre vinyl enregistré entre 1966 et1974, disparu et retrouvé dans la cave d’un disquaire en faillite -, on aura le droit de préférer Raphael Saadiq, plus virtuose, plus roots, plus crédible. Le Mod intégriste notera par ailleurs que ses cols de chemise ne sont pas button down, mais “à col cassé”, ses cravates trop larges, son blazer à deux boutons plutôt que trois. Avec son air enjoué et naïf de petit feuj tout juste sorti du tailleur, Andrew Mayer Cohen ne paie pas de mine.
Mais ce natif de Detroit est tombé tout petit dans le chaudron magique de la soul du Michigan et affirme avoir formé son goût très sûr à l’écoute de l’autoradio paternel sur les highways et les byways du berceau de la Tamla Motown.
Bref, il cite IsaacHayes, Leroy Hutson, Mike Terry, Barry White, mais aussi Smokey Robinson, Curtis Mayfield ou Holland-Dozier-Holland comme ses influences majeures et si elles transpirent sans honte sur A special arrangement, son premier album sorti chez Stonesthrow, elles ne sont jamais trahies, plagiées ou parodiées.
Lorsque Peanut Butter Wolf, le patron de Stonesthrow, a écouté ses maquettes, il n’a d’abord pas compris qu’il s’agissait de morceaux récents, nouveaux, et non pas de remixes. Que notre homme eût joué de tous les instruments lui parut tout aussi incroyable. Mais que ce binoclard fût, en outre, le détenteur de ce falsetto directement inspiré de Curtis ou de Smokey acheva de le convaincre. Sur la foi de deux morceaux, il l’embaucha... Depuis, Gilles Peterson et d’autres ont pris le bonhomme sous leur aile.
Tant mieux pour nos oreilles.
(Note : l’imparfait du subjonctif n’est pas plus rétro que la musique de Mayer, non mais...)



Par François Thomazeau
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Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /Déc /2009 23:59
C'est un serpent de mer depuis maintenant près de dix ans: un film sur la vie de Keith Moon, dont le titre putatif serait "See me Moon.jpg , feel me: Keith Moon naked for your pleasure", et qui serait produit et interprété par Mike Myers, alias Austin Powers. Petit hic, à 42 ans, Myers a un peu trop d'embonpoint pour incarner le juvenile Keith qui prit un jour par la force les baguettes des High Numbers... Tout juste pourrait-il se glisser dans la peau déjà sacrément burinée du Moonie imbibé des dernières années, celles qui conduisirent à sa mort en 1978, à 32 ans...
Déjà, en 2007, on annonçait le tournage comme imminent. Rien de vraiment neuf depuis... sinon un groupe sur Facebook farouchement opposé au tandem Myers/Moon. Qu'en pensez-vous?
LE GROUPE FACEBOOK

















Moon: et pourtant, ils tournent.
Par François Thomazeau
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