Voici quelque temps que je n’avais pas emmené nos Vespa baguenauder de l’autre côté de la planète et c’est donc au Japon, pays honni des motocyclettes et des
scooters difformes,que nous nous rendons pour constater que là-bas, comme dans une large partie de l’Asie, le ska est une musique qui a traversé les
frontières terrestres, maritimes, culturelles et linguistiques pour s’implanter avec vigueur. Le Tokyo Ska Paradise Orchestra (Skapara pour les intimes) sévit ainsi depuis plus de 20 ans et ne
semble pas près de s’arrêter si on en juge par la vitalité de ses membres, pourtant tous largement quadras. Souhaitons leur longue vie en nous dandinant sur leur « Downbeat stomp ».
Allez les gars, Banzai!
Irma Thomas, la reine de la soul de La Nouvelle Orléans a 70 ans aujourd’hui. L’occasion de lui rappeler que, bien évidemment, le temps est désormais de son
côté…
Cela dépasse le cadre strict de la moditude, j'en conviens, mais voilà tout de même mon TOP 5 des Faces. Je n'ai pas eu trop d'hésitation, trouvant "Debris" une des plus belles chansons de Ronnie
Lane, alors voilà:
1. Debris.
2. That's all you need (pour le riff qui rappellera quelque chose aux fans des Jam)
C’est vrai que je ne rends pas assez souvent assez hommage sur ce blog au son d’ici, alors que des chanteurs comme Mr Day méritent largement notre approbation, accompagnée de battements de pied
qui pourraient vite conduire à se déhancher au péril de nos vieilles articulations. Ce Lyonnais connu dans le civil sous le nom d’Eric Pierre a sorti au printemps un très bel album « Small
Fry » qui se glisse quelque part entre Weller, pour la soul blanche et la guitare énervée, et l’hommage à la souls la plus pure et la plus élégante. Bref un joli moment de goût sûr qui
légitime l’hyperactivité du garçon, tout seul ou avec Metropolitan Jazz Affair et The Dynamics. Il tourne pas mal, alors allez le voir…
En attendant, l’impeccable single tiré de son album : « Tears of joy ».
Le chanteur des Chairmen of the Board, General Johnson, est mort en octobre dernier et je n’avais pas eu le temps de lui rendre hommage à l’époque. Pour corriger
cette inexcusable lacune, ce monument de funk déjantée qui figure sur l’album « Skin I’m in » et qui servit, si je ne m’abuse, de morceau d’entrée en scène à Oasis sur une tournée
ancienne…
Des petits groupes presque célèbres que je passe en revue de temps à autre sur ce blog et qui perpétuent peu ou pro l’esprit moderniste, les Bees sont peut-être
celui qui a le plus gros potentiel. Ces garçons originaires de l’Ile de Wight ne ressemblent pas à grand chose et n’ont toujours pas trouvé l’unité stylistique qui en ferait des valeurs sûres. Le
plus souvent, ils sonnent comme Dodgy, ce qui n’est pas toujours un compliment, mais parfois, comme avec ce joli Winter Rose, ils savent groover à l’ancienne avec justesse et émotion. Dans la
même veine, leur Chicken Payback fut un demi-tube, et j’aime bien Listening man, anglissimo ! Voili. Facile de les voir, ils font la première partie de la tournée de Weller et assurent
plutôt bien sur scène.. À suivre donc…
John Barry nous a quittés. Nous ne ferons pas ici de longs discours, les gazettes et sites spécialisés feront très bien le métier. Le vieux Mod
préférera se souvenir du thème des Persuaders, authentique chef d'oeuvre, mais aussi du Goldfinger qui reste sans doute à ce jour le meilleur thème musical de l'histoire du cinéma - le vieux Mod
aime être contredit. Par ailleurs, il fut le premier mari de Jane Birkin, qui au début ne s'est guère trompée dans la bande son de ses noces... Voilà, c'est tout. Ci-dessous, la première bande
son du bonhomme. Vous comprendrez qu'on aime...
Quasi inconnus en dehors d’Australie, les Twilights étaient des mégastars « down under », largement au niveau des plus réputés Easybeats. Formés à Adelaide, leur
premier album comprenait des reprises de Sorry she's mine des Small Faces et de La la lies des Who. D’abord spécialisés dans les reprises, les Twilights se forgeront un répertoire inégal, allant
du tout meilleur (le 9.50 ci-dessous) au contestable. Ils feront en tout cas leur chemin puisque leur guitariste, Terry Britten, écrira des succès pour Michael Jackson et Tina Turner (We don't
need another hero) dans les années 80.
Bien sûr, les Small Faces sont les héros de tout vieux Mod qui se respecte vu qu’ils ont créé le son qui, aujourd’hui, fait croûter les frères Gallagher et tant d’autres. J’aime les Small Faces
au point de supporter tout ce qu’ils ont fait après. Les Faces bien sûr, mais même Humble Pie (malgré Peter Frampton et parce que Steve Marriott est le plus grand chanteur de soul blanc), et la
production solo de Ronnie Lane, le Gram Parsons anglais (oui, pourquoi pas ?). Sans compter Kenny Jones, batteur trop méprisé alors qu’il est l’égal de l’immense Charlie Watts, voire de l’énorme
Keith Moon. Et je ne parle pas de ce bon vieux Rod (qui ne fut jamais une small face mais toujours une grande gueule…), capable du meilleur (et parfois du pire) mais dont le « Every picture tells
a story » figurera toujours dans mon top 20 des meilleurs albums de tous les temps et en remontre sans souci à tous les découvreurs tardifs du folk rock anglais… Mais je m'égare et bon, ben, mon
top 5 des Small Faces est finalement assez prévisible, non ?
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